Aller au contenu principal
  • Information

    Notre nouveau site est en cours de finalisation. Quelques ajustements sont encore nécessaires. Merci de votre compréhension !

Protéger et restaurer

La préservation des patrimoines naturel, culturel et paysager constitue l’une des missions fondamentales des parcs nationaux.

Un espace réglementé et protégé

Pour atteindre leur objectif de préservation, l'application d'une réglementation en cœur de parc national est un prérequis. Admirer plutôt que cueillir, observer discrètement sans déranger, ne pas allumer de feux, ne pas nourrir les animaux, ne pas circuler avec des véhicules motorisés... tout ceci concourt à ne pas laisser de trace et ne pas déranger les espèces. 

La réglementation porte aussi sur l'encadrement des activités (agriculture, pêche, plaisance...), les prises de vue, l'organisation de manifestations sportives, les travaux, etc. Grâce à cette réglementation, les cœurs de parcs nationaux sont classés en "protection forte". On parle alors de restauration passive. En supprimant ou réduisant les mécanismes à l'origine de la dégradation des écosystèmes, les parcs nationaux permettent de garantir leur bonne santé.

La mise en place de zones de protection temporaires peut aussi intervenir. En période de reproduction d'espèces protégées, des zones de quiétude peuvent être mises en place. C'est le cas lors de la période de brame du cerf, des mises en défens temporaires sur des voies d'escalade sont aussi adoptées pendant la nidification de rapaces, ou pour éviter le piétinement sur des zones humides particulièrement sensibles.

La ressource en eau

L’eau et les milieux aquatiques sont des richesses reconnus des territoire. La gestion et la préservation de la ressource en eau sont ainsi un enjeu fort des parcs nationaux.

En mer, des dispositifs spécifiques

Pour renforcer la biodiversité marine, il existe des zones dans les cœurs marins où tout prélèvement (pêche professionnelle ou de loisir) est interdit. Ces zones perpétuent cette volonté de renforcement de la biodiversité et des ressources halieutiques, et indirectement de garantir la pérennité de la pêche professionnelle artisanale locale.

Surveillance et contrôle

Une part centrale de l'action des parcs nationaux liée à la réglementation est un travail de fond pour expliquer les enjeux, faire adhérer, faire comprendre et accepter la réglementation. Cette mission est réalisée par les agents de terrain, en lien étroit avec la mission d'éducation et de sensibilisation, ou lors d'événements, avec à la clé autant d'infractions évitées. 

En parallèle, une action de police générale (veille, surveillance, procès-verbaux...) est nécessaire. Dans le cas d'atteintes à l'environnement et de délits, la répression est nécessaire. Les préjudice écologiques peuvent être sévères (braconnage d'espèces protégées, orpaillage illégal et contamination au mercure, pêche illicite et revente illégale...) et nécessitent des actions de long terme. 

Police de l'environnement

En savoir plus sur la police de l'environnement

La restauration active

Les aires protégées constituent un élément important du maillage écologique du territoire avec pour finalité la restauration de milieux naturels dégradés nécessaires aux continuités écologiques, qui conjuguent génie écologique et implication des acteurs du territoire. 

Un large panel d'actions a déjà eu lieu dans certains parcs nationaux et continue : milieux agropastoraux menacés par la fermeture des milieux, systèmes humides perturbés par modification des flux hydriques, petits fonds marins impactés par diverses sources de pollution, espaces littoraux dégradés par le piétinement et les embruns pollués, reliques de forêt semi-sèche à La Réunion épargnées de la surexploitation, etc.

L'objectif est d'y retrouver les dynamiques et fonctionnalités des milieux, d'assurer les services écosystémiques qui leur sont associés, et d'y maintenir habitats et espèces patrimoniales.

Le Règlement européen sur la restauration de la nature a été adopté en 2024 par les États membres de l’Union européenne. Comme tous les États membres, la France doit décliner ce règlement européen en plan national d’actions. 

Réduire les impacts sur les écosystèmes

Restaurer un milieu dégradé, c’est aussi agir sur les pressions qui pèsent sur lui. Les parcs nationaux mettent ainsi en œuvre, avec leurs partenaires, des actions destinées à réduire l’impact des aménagements et des activités humaines sur les écosystèmes et les espèces.

Ces actions peuvent prendre des formes très diverses. Dans le Parc national de la Vanoise, des dispositifs sont installés sur les câbles aériens pour les rendre plus visibles aux oiseaux et limiter les risques de collision ou d’électrocution. Dans plusieurs parcs nationaux, des démarches sont engagées pour réduire la pollution lumineuse et préserver la « trame noire », indispensable à de nombreuses espèces nocturnes. Dans le Mercantour, des zones humides d’altitude font l’objet de diagnostics, de mises en défens et d’un suivi en lien avec les éleveurs et les bergers. En Guadeloupe, le projet PROTÉGER développe des techniques de génie végétal utilisant des espèces locales pour restaurer les berges des rivières tout en limitant leur artificialisation.

L’objectif est à la fois de réparer les milieux lorsqu’ils ont été dégradés et, lorsque cela est possible, d’éviter ou de réduire les impacts à la source. Ces interventions reposent sur les connaissances scientifiques, l’expérimentation et le suivi dans le temps. Elles permettent également de partager des solutions avec les gestionnaires, collectivités, professionnels et usagers afin de favoriser leur diffusion au-delà des territoires des parcs nationaux.

Les réintroductions d'espèces

L'extinction d'une espèce survient quand meurent ses derniers individus, souvent sous l'effet de bouleversements climatiques, de modifications de son habitat ou encore de surexploitation (chasse, pêche ou cueillette). Depuis 60 ans, les parcs nationaux ont joué un rôle prépondérant dans la réussite de nombreux programmes de réintroductions d'espèces emblématiques en France hexagonale : bouquetins alpins et ibériques, vautours fauves, gypaète barbu, castor d'Europe, astragale de Marseille, etc.

La restauration du patrimoine bâti

Les parcs nationaux peut intervenir à plusieurs titres sur la restauration du patrimoine bâti. En premier lieu, comme pour tous les travaux situés en cœur de Parc national, ils sont amenés à donner un avis conforme sur les demandes d’autorisations de travaux afin de prévenir les atteintes environnementales. Afin de maintenir la qualité architecturale du patrimoine bâti en cœur de parc, selon les projets, les parcs nationaux assurent aussi un accompagnement des porteurs de projet afin de favoriser les modes d'intervention qui s'appuient sur les savoir-faire traditionnels et les matériaux locaux.

De plus, le Parc national peut être maître d’ouvrage de travaux de valorisation sur des bâtiments qui lui auraient été confiés par des partenaires publics, soit dans un but strictement conservatoire, soit pour une ouverture au public.

La lutte contre les menaces

Les parcs nationaux doivent composer avec des sites vulnérables et exposés à des pressions : prolifération des espèces exotiques envahissantes, effets du changement climatique, pollution, pollution lumineuse, surfréquentation, incendie... Afin de réduire les risques, différentes actions sont mises en œuvre sur le territoire des parcs nationaux.

Changement climatique

Les effets du changement climatique sur les parcs nationaux (progression d'espèces exotiques envahissantes, augmentation des sécheresses, nouvelles maladies, réchauffement des eaux de surface, augmentation de l'acidité des mers et océans…)  sont nombreux et documentés. Les Parcs nationaux doivent donc gérer un environnement en profonde mutation. La gestion adaptative irrigue toutes les réflexions.

Voir ci-après.

Les espèces exotiques envahissantes

Parmi toutes les causes d'érosion de la biodiversité, les espèces exotiques envahissantes ont été identifiées comme une grave menace sur la biodiversité indigène dans les Parcs nationaux des Calanques, de Port-Cros, de la Guadeloupe ou encore de La Réunion. Introduites par des voyageurs, leur prolifération met en péril des milieux considérés rares et fragiles.

Fréquentation : trouver l’équilibre entre accueil et préservation

Avec plus de 10 millions de visiteurs chaque année, les Parcs nationaux sont des territoires largement ouverts au public. Dans certains sites particulièrement attractifs, la fréquentation peut atteindre des niveaux qui exercent une pression importante sur les milieux naturels. L’enjeu est alors de trouver les conditions d’un accueil compatible avec la préservation des espaces et avec une expérience de visite de qualité.

Voir ci-après.

La pollution lumineuse

La "nuit noire" est un patrimoine menacé de disparition. En à peine plus d'un siècle et demi, l'apparition puis le développement de l'éclairage électrique a fait considérablement reculer la nuit. Entre 1992 et 2012, en France, le nombre de points lumineux en éclairage public a augmenté de 89%. On dénombrerait aujourd'hui près de 11 millions de points lumineux.